lundi, 07 mai 2018 23:59

Enda-Eau Populaire dans le rapport annuel ENDA TM

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Fondé en 1994 et basé à : Dakar (Sénégal). [http://enda-eau.org] 

Lieux d’intervention : Régions de Dakar, Louga, Saint-Louis, Fatick, Sédhiou et Kolda au Sénégal. 

Domaines d’intervention :

  • adduction d’eau potable en milieu urbain et rural

  • interventions dans le domaine de l’assainissement

  • réalisation de réseaux et d’infrastructures hydrauliques

  • santé communautaire et lutte contre les maladies liées à l’eau

  • barrages hydroagricoles et barrages antisel

  • adaptation au changement climatique du point de vue hydrique

Enda-Eau populaire se veut un programme de proximité destiné aux populations les plus démunies du Sénégal. Il ne se substitue pas au plan directeur des sociétés nationales de fourniture d’eau, d’assainissement et des directions nationales de l’Hydraulique, mais il vient compléter le volet destiné aux populations à faible revenu. Il apporte aux sociétés de fourniture d’eau et d’assainissement ses compétences particulières : travailler en collaboration directe avec les populations défavorisées. La résilience des populations face aux effets des changements climatiques constitue une priorité majeure pour le Sénégal.

Enda-Eau populaire a su impulser les dynamiques communautaires dans la région de Sédhiou (au sud du Sénégal), particulièrement dans le département de Goudomp, pour la mise en œuvre du projet Adaptation au changement climatique pour la sécurité alimentaire des populations rurales dans trois régions frontalières, dont la durée d’exécution est de 6 ans (2014- 2019). Ce projet, financé par la Coopération allemande, à travers la Caritas allemande, est exécuté en Guinée-Bissau et au Sénégal (régions de Ziguinchor et Sédhiou). Il s’agit en effet de zones caractérisées par une situation de variabilité de la pluviométrie présentant des risques sanitaires et d’insécurité alimentaire élevés, un retour des pluies et une modification rapide de l’espace et de l’environnement. A cela s’ajoutent la vulnérabilité des populations face à une rareté des infrastructures sociales de base, une difficulté de l’accès aux services sanitaires et un état de pauvreté particulièrement dramatique surtout pour les femmes, principales forces de production des ménages.

En deux ans de mise en œuvre, EndaEau populaire a pu mobiliser, sensibiliser, négocier et convaincre toutes les différentes composantes de l’action. En vue d’améliorer les conditions de vie des populations, en renforçant la sécurité alimentaire par des infrastructures de maîtrise de l’eau et des mesures d’adaptation au changement climatique, et en préservant durablement le capital productif, écologique et la sécurité sanitaire. En outre, le projet a pu unir la communauté autour d’un même but, transformer sa situation avec ses propres moyens, adapter au changement climatique, promouvoir la lutte contre la pauvreté et pour la sécurité sanitaire, la sécurité alimentaire et la pérennité de l’environnement.

En effet, la situation pluviométrique comparée des deux premières années de mise en œuvre du projet (2015 par rapport à 2014) montre un excédent en hauteur de +200,4 mm et +7 en nombre de jours. Ceci, malgré un grand retard des pluies qui ont débuté au mois de juin 2015, contrairement à l’an 2014 où elles arrivaient en mai. L’analyse de cette situation pluviométrique des années 2013-2014-2015, dans la zone de Sédhiou, montre une tendance d’augmentation de la pluviométrie annuelle et une incrémentation de cette pluviométrie dans le futur proche (d’ici à l’horizon 2025), en dépit d’une incertitude sur la quantité des pluies, et d’une tendance à l’augmentation de l’évapotranspiration pendant la période hivernale. Une augmentation des jours humides consécutifs dans la région et une diminution des jours secs, une augmentation et distribution des phénomènes intenses de pluies vers le mois d’août, une confirmation du déplacement de la fin de saison des pluies vers le mois de novembre (comme durant l’année écoulée).

Les résultats du projet sont déjà visibles pour les deux premières années de mise en œuvre (2014-2015), notamment au plan de la sécurité alimentaire des populations. En effet, 86,815 tonnes de riz ont été récoltées dans la vallée, grâce à l’aménagement de 319 m de digues, de 624,80 m de diguettes de retenue d’eau, la construction de 2 ouvrages évacuateurs, la réhabilitation par des mesures anti-érosion de 67.62 ha de surfaces dégradées ou menacées. Avec un encadrement des populations pour la mise en œuvre des activités : 1) un total de 195 relais villageois ont été formés en arboriculture et mesures anti-érosion, et deviennent ainsi des démultiplicateurs de connaissances en gestion d’infrastructures hydrauliques au sein des villages ; 2) 92 élus locaux ont été formés et ont pu valider les plans d’aménagement et d’occupation des sols (PAOS).

 Cliquez sur ce lien ci-dessous pour voir le rapport

Rapport Enda TM 2015

Lu 2771 fois Dernière modification le jeudi, 12 juillet 2018 15:34

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